À Nandobo, la MINUSCA a réuni autorités et communautés pour faire le point sur les tensions liées à la transhumance.
Charlie Bahouba
Alors que des tensions liées à la transhumance refont surface à Nandobo, la MINUSCA a rencontré, le week-end dernier, les autorités locales, des leaders communautaires, les services techniques de l’État et les membres du comité de gestion des conflits entre éleveurs et agriculteurs. L’objectif était de faire le point sur la situation sécuritaire dans cette localité de la préfecture de la Mambéré-Kadéï.
Les échanges ont montré que le comité local de gestion des conflits liés à la transhumance est de plus en plus marginalisé par certains agriculteurs des villages concernés.
Yerima Idriss, président du comité de gestion des conflits, a exprimé sa vive inquiétude : « Des mécanismes consensuels de règlement des conflits existent et doivent être respectés. Le fait de les contourner constitue une menace sérieuse pour la cohésion sociale et peut entraîner des représailles entre les communautés. »
Boukesse Charles, chef de poste vétérinaire de la localité, a rappelé les causes des tensions et les moyens de les prévenir : « Le non-respect des couloirs de transhumance et des zones de pâturage, combiné au manque de dialogue entre agriculteurs et éleveurs, est à l’origine de nombreux conflits. La concertation et le respect des règles sanitaires sont essentiels pour éviter l’escalade » a-t-il dit.
À l’issue de la rencontre, les participants ont recommandé de relancer le comité de gestion des conflits et ont sollicité l’appui de la MINUSCA pour la réhabilitation et la redéfinition des délimitations des couloirs de transhumance et des zones de pâturage.
Ils ont également appelé à renforcer les actions de sensibilisation auprès des éleveurs et des agriculteurs afin de prévenir une nouvelle dégradation de la situation et de favoriser une cohabitation pacifique à Nandobo.





