En marge de la 89e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), l’UNOWAS a organisé une session d’échange dans le cadre de son Arbre-à-Palabres sur le thème « La consolidation de l’action préventive des processus de justice transitionnelle en Afrique de l’Ouest et au Sahel : une action stratégique de paix durable au service de l’état de droit ».
Une Trentaine d’experts, parmi lesquels des membres du Comité de Pilotage du Forum des ONG, d’anciens experts indépendants des Nations Unies pour les droits de l’homme, d’organisations de la société civile des pays d’Afrique, ainsi que des étudiants de l’UCAD, ont pris part à cette rencontre.
Ils ont souligné les fortes attentes des populations à l’égard de la justice et le rôle de la justice transitionnelle pour réparer les injustices, réconcilier les populations et prévenir la répétition des violations et des conflits.
Plusieurs pays de la sous-région ont mis en place des commissions vérité, justice et réconciliation, mais la mise en œuvre de leurs recommandations demeure toutefois un défi, alors qu’elle conditionne leur impact préventif.
Les échanges, introduits par un état des lieux, ont suivi deux objectifs : identifier les obstacles à lever pour appliquer pleinement ces recommandations et garantir les droits des victimes à la vérité, à la justice, à la réparation et à la non-répétition ; et définir des initiatives d’accompagnement des États, en tenant compte de la Politique de justice transitionnelle de l’Union africaine, adoptée en février 2019.
À l’issue des débats, les participants ont appelé les Nations Unies, et notamment l’UNOWAS, à renouveler leurs actions préventives, en particulier pour construire les consensus politiques nécessaires à l’apaisement des tensions et à la réussite des processus. Ils ont aussi rappelé que la volonté politique est un préalable et l’élément déterminant pour mettre en œuvre les recommandations des commissions, et ont insisté sur la nécessité de renforcer la confiance des citoyens dans le système judiciaire et dans la justice transitionnelle.
Ces recommandations contribueront à enrichir les initiatives de consolidation de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale, pour une paix durable dans la sous-région.





